Newsletter

Accueil du site > Idées pour changer l’économie > [Echapper au déclin]. 4. Remettre l’économie française sur ses (...)
aaa

[Echapper au déclin]. 4. Remettre l’économie française sur ses rails

par Nicolas Quint

mardi 2 juillet 2013 - Mis à jour le samedi 16 février 2013

Ayant écarté les illusions de faire payer par d’autres la dette que nous avons accumulée et les propositions de vendeurs de rêves, nous voyons bien que c’est à nous, Français, et à nous seuls, de résoudre le problème pour échapper au déclin qui se profile. Cela sera coûteux, mais notre pays en a les moyens pour peu que la perspective du redressement, avec les bénéfices que chacun en tirera, soit expliquée et perçue comme positive dans toutes les couches de la société.

1. Combler les fractures qui lézardent la société

Les séniors, principaux détenteurs de patrimoine

Ce sont les banques qui placent l’argent des épargnants, comme les fonds de pensions états-uniens placent les sommes mises de côté par les travailleurs de ce pays pour leurs futures retraites. Il ne faut pas seulement s’intéresser aux banques mais surtout aux « vrais possesseurs » de cet argent, qui sont majoritairement les « cheveux gris ». Les ménages âgés de 50 ans et plus détiendraient la moitié du patrimoine total des Français, et 71% du patrimoine financier en France.

L’INSEE observe que l’essentiel de ce patrimoine est placé sans risque. La priorité donnée par tous les gouvernements vise à le préserver coûte que coûte. Pour protéger cette épargne, on sacrifie les perspectives de la jeunesse condamnée à subir une période longue de stagnation, un taux élevé de chômage, des difficultés d’entrées dans la vie active, des perspectives de salaire et d’avenir réduites. Les cheveux gris ont été privilégiés car ils sont nombreux, ils votent plus, et ils détiennent les leviers du pouvoir. Ils sont particulièrement puissants et actifs outre-Rhin, démographie oblige, ce qui explique la préférence inaltérable de notre voisin allemand à privilégier la stabilité monétaire et la protection de l’épargne. D’autant que la force de son économie fait que sa jeunesse n’est pas sacrifiée comme celle d’Athènes ou de Madrid. En faisant plus contribuer les séniors, on réduira la dette et on réduira en plus la fracture entre les détenteurs de patrimoine et les autres. La politique fiscale est le bon outil : il convient de taxer plus la rente, et de détaxer l’investissement productif.

Des propriétaires immobiliers très favorisés

JPG - 49.6 ko

Le marché de l’immobilier est un exemple emblématique de la fracture entre les détenteurs de capital et les autres. De la fin des années 1990 à 2006-07, les prix sur les marchés britanniques et états-uniens ont plus que doublé. La bulle infernale des actifs immobiliers a été le détonateur de la crise des subprimes. Les prix ont encore presque triplé en Espagne et au Royaume-Uni ; la France se positionnant dans une situation intermédiaire avec des prix immobiliers multipliés par 2,5. L’Allemagne est restée à l’abri de cette tendance pernicieuse, grâce à un système favorable à la location, et une concentration urbaine moins affirmée (absence d’une métropole tentaculaire comme Paris ou Londres), sans oublier une démographie faible. Alors qu’après la crise, les prix ont diminué aux Etats-Unis ou en Espagne, ils ont peu changé en France et en Grande-Bretagne.

Les prix très élevés de l’immobilier amputent le pouvoir d’achat, et sont les premiers responsables de la paupérisation en région parisienne et dans le grand Londres. Les prix d’achat élevés constituent une barrière d’entrée infranchissable pour les nouveaux accédants. Ce mécanisme favorise les situations acquises par les plus âgés, déjà détenteurs d’un bien. La démographie soutenue, l’augmentation de nombre de ménages due à l’allongement de la vie et à la fréquence plus élevée des divorces, la pénurie de logement voire de foncier ne suffisent pas pour expliquer l’augmentation des prix. Les politiques antérieures favorisaient la propriété par l’incitation fiscale. Aucune action ferme n’a été engagée par le gouvernement actuel pour aller vers un dégonflement du marché. Il devient donc primordial de réduire les prix du foncier, ce que parviennent à faire certaines communes, de construire plus de logements locatifs, de réduire les coûts d’acquisition des logements (droits d’enregistrements, frais d’agence et d’hypothèques), qui sont en France les plus élevés des pays de l’OCDE.

Emploi : la fracture entre les « insiders » et les autres

La différence de statuts entre fonctionnaires et salariés du privé est souvent pointée du doigt. Mais un salarié en CDI d’un groupe du CAC 40 est mieux protégé qu’un contractuel de la fonction publique, pouvant enchaîner des CDD de trois ans avec une protection sociale dérisoire. La France fait partie des pays où la fracture entre les insiders (fonctionnaires de « plein droit » et CDI de grands groupes ou d’ETI) et les outsiders (contractuels de la fonction publique, CDD/intérimaire/stagiaire, chômeurs, certains indépendants) est la plus forte. Les plus pénalisés des outsiders sont les jeunes à la recherche de leur premier emploi et à l’autre bout du rivage, les seniors qui sont aussi rejetés prématurément par le système.

Selon une étude de l’OCDE (voir graphique), le code du travail protège fortement les salariés en France. Il est intéressant de noter que cette protection est beaucoup plus importante pour les licenciements individuels que collectifs (les « plans sociaux », les plus médiatiques, ne représentent qu’une petite partie des entrants à Pôle Emploi). Au global, sur une échelle de 0 (aucune protection) à 6 (protection totale), l’OCDE accorde un 3 à la France contre 2,63 à l’Allemagne, 1,09 au Royaume-Uni, 0,85 aux Etats-Unis. Les pays nordiques, qui ont privilégié la « flexisécurité » (facilité de licenciement mais filets de protection importants) obtiennent entre 2 et 2,5. Seul l’Espagne ou encore la Turquie ont un score légèrement plus élevé que la France. Le lien entre rigidité du marché du travail et taux de chômage n’est ni mécanique ni facilement modélisable (voire discutable). Mais la protection accordée à un CDI fait réfléchir à deux fois un patron de TPE/PME avant d’en signer un. En effet, celles-ci sont plus démunies qu’une grande entreprise au cas où la collaboration se passe mal. L’ennemi de l’embauche n’est pas seulement la protection du salarié en elle-même et le montant des cotisations sociales, mais également l’idée que s’en font les patrons de TPE/PME, la complexité et le risque juridiques (peur de passer aux Prud’hommes et de se voir lourdement condamner pour n’avoir pas respecté un code du travail qu’ils ne maîtrisent pas).

JPG - 44 ko
Source : OCDE

La France s’enorgueillit parfois d’être l’un des pays les plus productifs au monde par heure de travail effectif. C’est effectivement plus facile d’être productif quand on a pris soin d’écarter les jeunes, les plus âgés et les moins formés. Gardez seul Zlatan Ibrahimovic sur le terrain et la productivité par joueur de votre équipe sera la plus forte. Mais vous serez battu par l’équipe d’en face qui aura gardé 11 joueurs. L’accord trouvé entre les partenaires sociaux remettra-t-il la France sur les bons rails : celui-ci ne vise pas à « aligner le marché français du travail par le bas » pour affronter le modèle chinois, mais bien plutôt de faire de la place aux jeunes, d’avoir un peu plus de justice et de renforcer la cohésion nationale.

Les gouvernements successifs ont mené des politiques en faveur des situations acquises au détriment des nouveaux entrants, en faveur des aînés tandis que toutes celles qui visaient les jeunes ont lamentablement échouées. Les fractures grandissantes qu’elles ont suscitées ont été plus profondes en France que dans d’autres pays de l’Union européenne, notamment pour le logement ou l’emploi (partagé dans ce dernier cas avec les autres pays du Sud de l’Europe). Les syndicats ont soutenu ces politiques, quand ils ne les ont pas inspirées, en protégeant majoritairement les salariés en poste qui constituent les bastions syndicaux de la fonction publique et des grands groupes (CDI). Les jeunes sont sous-représentés à tous niveaux des syndicats, comme ils le sont en politique (par leur fait également : ne trouvant pas de représentation politique adaptée, ils « sous-votent »). La génération du baby-boom et celle arrivant immédiatement après sont au pouvoir, dans les entreprises comme dans les gouvernements. Les jeunes qui cherchent leur avenir sont ceux issus des « classes creuses » (la fécondité la plus basse en France a été atteinte en 1993 avec 1,66 enfants par femme ; elle n’est remontée significativement qu’à partir de 2000). Une réforme de l’assurance chômage favorable aux outsiders doit être réalisée. L’emploi devrait être flexible pour inciter les employeurs à embaucher, et le code du travail doit être réformé pour protéger l’individu plus que l’emploi.

2. Remettre les banques au service de la nation

Les banques ne sont pas seulement un acteur neutre qui place l’argent qui lui est confié. Elles ont agi pour leur compte propre (prop trading), perdu beaucoup et sorti l’argument imparable du too big to fail pour assurer leur survie. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont décidé de réguler les banques, respectivement par la loi Dodd-Franck et la règle Vickers, qui sont des dispositifs complexes sujets à interprétation. La France suit avec retard, et timidement. La Taxe sur la Transaction Financière est surtout symbolique et ce qui a été imposé aux banques semble plus relever de la légère tape sur l’épaule que du recadrage en règle. Les dirigeants politiques agissent avec prudence concernant le secteur bancaire dont la logique de fonctionnement est difficile à comprendre, et aussi parce qu’il est un rouage vital pour faire circuler les liquidités indispensables au fonctionnement des entreprises et du secteur public (par exemple la chute de Dexia a fermé une source essentielle de financement des collectivités territoriales). Le risque de bloquer leur fonctionnement est inacceptable. Néanmoins, l’argument-parapluie utilisé par de grandes banques internationales selon lequel trop les réglementer couperait les Petites et moyennes entreprises (PME) de financement et détruirait des emplois est risible : sur le terrain, les PME savent ne pas pouvoir compter sur les banques : celles-ci ne cherchent plus à "comprendre" les TPE/PME (le dirigeant, le projet) et ne les financent donc pas. Certaines banques à structure régionale ont continué à bien faire ce métier et d’autres y reviennent. Le futur pôle bancaire national (la BPI – Banque Publique d’Investissement) a donc un sens, pour combler ce vide, même s’il n’est qu’une fusion de mécanismes déjà existants (FSI, OSEO, CDC).

Les banques doivent être partiellement démondialisées : si l’on veut éviter d’arriver à une situation où elles sont too big to fail, il faut simplement les empêcher d’être big tout court. Les banquiers concernés répondront que, si eux ne sont pas assez gros, les banques états-uniennes et britanniques le seront à leur place et créeront de la richesse et de l’emploi. Mieux vaut-il un financement stable et une économie qui créent des emplois ou essayer de créer des emplois et de la richesse via la finance ? La déconfiture de la City après la crise donne, je crois, la réponse. Une coordination mondiale serait nécessaire pour éviter les jeux non-coopératifs, lutter contre les paradis fiscaux ou la fuite des transactions vers des places totalement dérégulées (les dark pools). On en est malheureusement loin, les incantations du G20 contre les paradis fiscaux en 2008 n’ont été que des velléités.

JPG - 36.7 ko
Source : Site Banque de France

Il n’y a pas de coordination mondiale en matière de finance, ce qu’on observe pour les monnaies. Une guerre larvée des devises est en cours, plus intense depuis le début de la crise. Les responsables états-uniens souhaitent maintenir un bas niveau du dollar, leurs homologues chinois sous-évaluent le yuan en l’arrimant au dollar, et les Britanniques déprécient la livre à coup de création monétaire, tandis que les Brésiliens sont obligés de taxer les capitaux à l’entrée de leur pays pour limiter la sur-appréciation du real. Les Suisses et les Finlandais ont également des problèmes de surévaluation de leur monnaie. Et l’euro dans tout cela ? Certains experts ou politiques (originaires de pays du sud de l’Europe) disent qu’il est surévalué. Mais pour qui au juste ?

Car même si nous partageons la même monnaie de la Grèce à l’Allemagne, les conséquences de son taux sur les économies diffèrent. L’euro est bien trop cher pour la Grèce, il l’est sûrement un peu pour la France mais pas du tout pour l’Allemagne qui pourrait supporter sans peine un taux de conversion €/$ de 1,60. D’ailleurs depuis la crise financière en zone euro, la monnaie s’est à nouveau appréciée, mais son cours par rapport au dollar reste encore inférieur à celui de 2008. C’est tout le problème : le taux de l’euro vis-à-vis des autres monnaies est le même pour tous et ne convient à personne. A l’intérieur de la zone, aucun ajustement monétaire ne peut se faire. Comme il n’y a plus la force de rappel qu’exercerait une dévaluation ou une réévaluation, les Allemands exportent de plus en plus et les Grecs importent de plus en plus. On nous a vendu l’euro comme une machine à converger, il a tourné comme une machine à faire diverger les économies. Comment contrer cela ?

• opérer des ajustements réels : puisque la drachme ne peut se déprécier de 50% par rapport au deutsche mark, les salaires grecs doivent se déprécier de 50%.

• accepter ces déséquilibres : le Nord de l’Europe est alors condamné à transférer chaque année des richesses énormes et croissantes vers le Sud pour compenser des déséquilibres. Inacceptable pour les Allemands.

Choisir entre la peste et le choléra, entre une révolution sociale à Athènes et un rejet de l’Europe par le peuple allemand, lassé de l’euro. Ces mécanismes de transferts Nord/Sud existent déjà (les fonds structurels) mais ils sont de bien trop faibles ampleur. Un ajustement extrêmement brutal a déjà eu lieu en Grèce, il est encore insuffisant. La défense à tout prix de l’euro ne risque-t-elle pas de ramener des tensions sur le continent que la construction de l’Europe avait pourtant pour vocation de chasser de notre continent ? Le rapport Gallois a mis au grand jour une proposition consistant à transférer une partie des cotisations sociales vers l’impôt, soit un passage d’un modèle de financement du modèle social par le travail (dit « Bismarckien ») vers un financement universel (dit « Beveridgien »), le premier ayant été mis en œuvre en Allemagne et le second en Angleterre au lendemain de la seconde Guerre Mondiale. Gallois plaide pour cet ajustement (TVA sociale ou encore CSG sociale) au nom d’un « Choc de compétitivité ». L’économiste Philippe Aghion parle à ce sujet de « dévaluation fiscale » : l’ajustement qu’on ne peut plus faire par la monnaie, faisons le par la TVA Dommage que cette idée ait été écartée, en tout cas très largement émoussée, pour des raisons purement politiques et symboliques. La modification de quelques barèmes fiscaux (même d’ampleur) peut-elle tout changer ? La refonte de la fiscalité du travail, sans cesse remise à plus tard, devient de fait une urgence absolue.

3. Retrouver les grands équilibres macroéconomiques

Pourquoi le travail supporterait-il la charge d’une fonction universelle comme les prestations familiales ? Ou même maladie ? Notre modèle social coûte 600 Mds€/an, c’est plus que le budget de l’Etat. Diminuer le coût de notre modèle social permettrait d’améliorer rapidement notre compétitivité-coût. Mais baisser les remboursements de santé, les pensions de retraite, l’aide aux moins favorisés ? Personne ne le veut. Les thuriféraires de la baisse de la dépense publique restent silencieux quand on leur demande de préciser quelles dépenses sociales il faut diminuer, et pour cause, tout le monde touche sa part du gâteau. On veut bien réduire les prestations, mais celles des autres, pas celles que l’on perçoit. Chacun imagine que le modèle peut gagner en efficacité mais on ne gagnera ainsi que quelques pourcents, et ce sera long et difficile. Abaisser les charges sociales et patronales qui pèsent sur le travail et financent les 600 Mds€ diminuerait directement le coût du travail. Mais qui paiera pour que les prestations ne baissent pas ? Là encore, pas de magie : ce qui ne sera pas payé par les cotisations devra l’être pas l’impôt et les taxes ; le gain de compétitivité par rapport à l’Allemagne risque de se payer par un moindre pouvoir d’achat des français et une baisse de la demande Hexagonale. On parle de choc là où un réglage fin et des arbitrages minutieux et progressifs sont requis.

Les Français ont peur que le modèle social s’enraye ; à cause de cela, ils épargnent plus que nécessaire : 16,2% de leur revenu en 2012 selon l’OCDE. La même année, les Britanniques, dont la protection sociale est plus réduite, n’ont épargné que 5,3% de leur revenu [1].Il faut préciser que ces 16% sont à diviser en deux : 9% sont des remboursements d’emprunts immobiliers, et 7% de la « vraie » épargne financière (placements, livret A), ce niveau ayant gagné 2 points depuis le début de la crise. Cette « surépargne » est autant d’argent qui sort du circuit économique, fait baisser la consommation et partant l’emploi, les rentrées fiscales et plombent un peu plus le financement de la Sécu : la perte de confiance des français dans leur modèle sociale est auto-réalisatrice.

PNG - 20.5 ko
Source : Eurostat

Selon l’INSEE, la FBCF (Formation Brute de Capital Fixe) des ménages a été de 120 Mds€ en 2011. Leur épargne financière a donc augmenté de 50 Mds€ et ils ont remboursé environ 70 Mds€ de prêts immobiliers. Les sociétés non financières (les entreprises) ont épargné 200 Mds€ mais ont réinvesti la même somme. De leur côté les sociétés financières ont dégagé une « épargne » de 15 Mds€. Ces 65 Mds€ d’épargne des acteurs économiques pourraient-ils éventuellement assurer le besoin de financement de l’Etat par un « fléchage autoritaire » ? La réponse est non, et de loin : le déficit public en 2011 a été de 115 Mds€. Pour que notre économie revienne sur ses rails, les dépenses doivent être réduites. Un prélèvement sur l’épargne n’est pas seulement politiquement et économiquement impossible. Il serait aussi insuffisant !

Les déséquilibres macroéconomiques empêchent un fonctionnement équilibré de l’économie française. La balance commerciale est lourdement déficitaire (autour de 70 Mds€/an en 2011 et 2012). Ce déficit n’est que partiellement compensé par l’excédent de la balance des échanges de services, positive de 24 Mds€ en 2011. La balances des paiements a été déficitaire d’environ 30 à 40 Mds€ par an depuis 2008, alors qu’elle était excédentaire avant 2003. Les flux d’IDE (investissements directs français à l’étranger) excèdent les investissements étrangers en France, ce qui peut provenir de différentes causes (conquête de marchés extérieurs mais moindre investissement sur le marché intérieur, entre autres). En 2011, les IDE français à l’étranger ont baissé d’environ un tiers de leur montant de l’année précédente (65 Mds€) mais les IDE étranger en France ont quant à eux chuté de près de 50% (30 Mds€).

Croissance morose, fiscalité décourageante, l’aggravation de nos problèmes économiques est incontestable. Et cette aggravation a démarré avant la crise de 2008 puisque les déficits commerciaux suivis par ceux de la balance des paiements se sont creusés tout au long de la décennie 2000-2010. Alors que nous semblons être entrés dans l’œil du cyclone au sein de la zone euro, avec des taux historiquement bas sur les dettes française et allemande et un calme relatif sur les autres, les ressorts économiques et sociaux se tendent. Le temps du déni est terminé. Notre pays et nous, Français, sommes le dos au mur. Nous devons et nous pouvons payer le prix pour relancer notre économie.

Ingénieur informatique de formation, spécialisé dans la hi-tech, Nicolas Quint est désormais conseiller financier pour les PME. Il participe régulièrement aux débats sur l’avenir du modèle français (Blog Libération, Alternatives économiques).

P.-S.

Cet article fait suite à "Rembourser ou ne pas rembourser la dette ?"

Notes

[1] Epargne brute : voir http://www.oecd-ilibrary.org/fr/economics/taux-d-epargne-des-menages-previsions_20743858-table7 (13/02/2013).

2 Messages de forum

  • La remise de l’économie sur les rails n’est pas plausible par la chirurgie.

    La solution se trouve dans la remise au travail moderne des 10 millions de français en age et capacité de travailler, au chômage au noir ou cachés. Population de 66 millions et slt 20 millions d’emplois, dont plusieurs à temps partiel, cela ne le fait pas. Il peut y en avoir plus de 25 millions...

    Le pb c’est de financer leur création = leur coût en capital = 100 k€ en moyenne.

    Osons confier des disponibles volontaires aux entreprises en croissance pour leur permettre d’accélérer leur croissance, forcément basée sur des produits, des méthodes, des organisations modernes et efficaces, à dupliquer.

    Répondre à ce message

    1 réponses